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Observatoire du métier de la scierie : les professionnels témoignent (part. 1)

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L’Observatoire du métier de la scierie, fondé et dirigé par Maurice Chalayer, a interrogé les professionnels de la première transformation sur les conséquences de l’épidémie de Covid-19 pour leur activité. Dans cette première partie, nous vous proposons de découvrir des témoignages recueillis auprès de scieries de services et de scieries de production.

• Scieries de services

Jérôme Vadot, scieur en Saône et Loire : «Si les commandes des professionnels sont plus éparses, celles des particuliers se bousculent. Ce sont malheureusement de petits volumes. Il a fallu apprendre à gérer cette nouvelle situation et surtout prendre des décisions rapides».

• Scieries de production

Pour l’Observatoire du métier de la scierie, les scieries de production dont l’activité est dédiée à des produits spécifiques (charpente sur liste, avivés, parquet, traverses), que ce soit en résineux ou en feuillus, ont vu leur activité redémarrer après des arrêts quasi systématiques lors des quinze derniers jours de mars. Dans le résineux, et après la reprise début avril, les niveaux de commande seraient faibles, 3 à 4 jours. L’Observatoire du métier de la scierie (OMS) signale peu de visibilité sur la charpente en raison de l’arrêt de l’activité des chantiers publics et privés. Certains professionnels évoquent l’achèvement des commandes en retard et la demande de bois d’emballage en direction de la palette. Lionel Piet, directeur de la coopérative Coforet dans le Rhône, précise : «Le mois de mars signifie habituellement la reprise de la demande sur ces produits avec la reprise saisonnière des chantiers de construction. La production locale pourra bénéficier de la plus faible disponibilité des produits d’importation et des produits des grosses scieries distribués par le réseau des négoces».

Dans le feuillu, l’OMS souligne que c’est également compliqué, notamment pour le départ des produits à l’export (frises, avivés et charpente) mais aussi pour l’écoulement des connexes, compte tenu de la fermeture des usines de panneaux. La scierie Locatelli, en Haute-Saône, qui n’a pas cessé son activité mais fortement réduit le rythme de production, explique : «Difficile d’écouler nos connexes, 500 tonnes/mois, les deux usines de panneaux près de chez nous sont fermées».

Pour Pierre Méponte, scieur dans les Deux-Sèvres : «Nous naviguons à vue et nous essayons de nous adapter au mieux face à la situation. Nous devons être prêts à rebondir quand la pandémie sera terminée».

Pour le chêne, l’OMS indique un arrêt de production dans de nombreuses scieries de traverses à destination des bois sous rails car la SNCF a suspendu pour le moment ses commandes.

Face aux conséquences de l’épidémie, la scierie Blanc, dans la Drôme, explique quant à elle avoir dû adapter rigoureusement ses procédures pour faire face aux conséquences de l’épidémie dans l’entreprise : «Conduite à tenir dans la distanciation, fourniture de gants, masques, visières, gel hydroalcoolique et lingettes désinfectantes, lavage régulier des boutons et pupitres des machines, lavage régulier des mains, remplissage des bons avec le crayon de l’opérateur…». L’Observatoire du métier de la scierie signale aussi que certaines entreprises ont fermé leurs cantines et décalé les pauses, afin que tout le personnel ne se retrouve pas dans un même lieu au même moment.

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