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Accord chêne : merrandiers et tonneliers s'estiment lésés

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Crédit photo SD

Lancé l'an dernier pour tenter de trouver des solutions aux tensions que rencontrent les transformateurs en matière d’approvisionnement, l'accord de filière chêne vient d'être officiellement prolongé jusqu'en 2025.

Validé à nouveau par neuf signataires*, ce dispositif ne fait toutefois pas toujours l'unanimité au sein de la filière. Le 19 juillet 2023, le syndicat des merrandiers de France et la Fédération des tonneliers ont ainsi diffusé un message dans lequel ils se plaignent d'avoir été écartés des négociations. Dans ce texte, ils rappellent qu'ils avaient alerté la ministre des PME, Olivia Grégoire, de leurs difficultés à se faire entendre, lors de sa visite de la tonnellerie Bel Air en juin dernier et regrettent que le ministre de l’Agriculture "ne les considère pas comme des acteurs de la filière Chêne" (sic). Ils assurent aussi que le 10 juillet, leurs représentants avaient également fait part de leur souhait d’être pleinement associés aux accords les concernant à la directrice générale de l'ONF Valérie Metrich-Hecquet.

"Dans sa version initiale, l'accord de filière "Chêne" prévoyait notamment le développement de la contractualisation pour sécuriser durablement les approvisionnements. Or, en garantissant aux scieries 50 % du volume de bois disponible, dont un tiers quitte l’Union européenne, ce procédé lèse lourdement la merranderie-tonnellerie et la prive d’une ressource à laquelle elle apporte pourtant une forte valeur ajoutée", écrivent par ailleurs les deux organisations professionnelles. "Également prévu dans l’accord, le Label UE était présenté comme la réponse la plus concrète à mettre en oeuvre. L’amont forestier s’était engagé en sa faveur et devait le proposer systématiquement aux propriétaires. Là encore, ses effets laissent la profession plus que sceptique".

Vincent Lefort, président du Syndicat des merrandiers de France ajoute : "Malgré nos demandes incessantes auprès du ministre, nous ne sommes pas entendus, ni même consultés. Notre profession manque de matière première en raison d’un dérèglement énorme de la commercialisation du chêne et fait subir à la filière vins et spiritueux des hausses très importantes. Les contrats chêne ne satisfont personne et l’ONF se voit prendre des directions dangereuses. Aujourd’hui nous manquons de ressource et le chêne façonné pour les contrats se perd en plein été en forêt, faute d’une commercialisation réactive et rapide"

Pour Jean-Luc Sylvain, président de la Fédération des Tonneliers de France, "le ministre de l’Agriculture ne mesure pas la gravité de la situation. Il est en train de mettre en péril l’élevage traditionnel en fût de chêne, et par voie de conséquence, la part la plus prestigieuse de la viticulture française".

* Ministère de l’Agriculture, France bois forêt, le CNPF, les Experts forestiers de France, la FNB, la FNCOFOR, Fransylva, l’ONF et l’UCFF.​​​

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